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28.04.2008
La "question juive".
Les "identitaires" se posent en effet à l'extrême-droite comme alternative au nationalisme traditionnel (voir à ce sujet le document du PCMLM analysant leurs positions). Et ils ont le vent en poupe: après leur maison publique à Nice, ils en ont ouverte une à Lille, qui n'est pas vraiment un bastion facho historique comme Nice!
Pas question pour eux donc d'aider ce qui aide leurs concurrents. Depuis quelques temps déjà ils tentent de "neutraliser" la "question juive", n'hésitant pas à faire pour cela des appels du pied aux sionistes ultras (tout autant "identitaires" par ailleurs), ce qui ne manque pas de piquant quand on connaît le parcours des "identitaires" et leur position concernant la "question juive".
Mais voilà l'un des aspects les plus percutants du fascisme: il s'agit d'un étau, on a le "choix" entre Charybde et Scylla, entre la peste et le choléra...
L'extrême-gauche a "oublié" l'antisémitisme, comme elle a par ailleurs "oublié" les personnes d'origine juive. Un phénomène logique, car si l'extrême-gauche des années 1960 était portée par le peuple, aujourd'hui c'est la petite-bourgeoisie qui forme son contingent, et c'est un milieu naturellement infesté d'antisémitisme, et cela d'autant plus que la crise du capitalisme progresse. Mélange de catholicisme de gauche mal digéré et d'antisémitisme, le soutien symbolique et moraliste à la Palestine en est une expression. L'incapacité complète à analyser l'antisémitisme ni à voir le rôle que ce racisme joue à l'extrême-droite en est une autre.
Le fascisme, c'est le retour aux formes barbares de l'humanité, où des petits groupes d'êtres humains se rassemblaient et s'affrontaient les uns les autres, chaque groupe étant guidé par un chef sorti du lot pour être le plus «fort».
La force était systématiquement utilisé pour résoudre les «problèmes» de l'organisation sociale, et la destruction totale était une pratique courante. Cette expérience historique a laissé des traces profondes, en tant que culture patriarcale dominante.
« Le chauvinisme national et racial est une survivance des murs misanthropiques propres à la période du cannibalisme. L'antisémitisme, comme forme extrême du chauvinisme racial, est la survivance la plus dangereuse du cannibalisme. » (Staline : réponse à une question télégraphique de l'Agence juive d'Amérique sur l'antisémitisme, 12 janvier 1931)
Ainsi, on ne peut pas comprendre l'antisémitisme sans combattre la nation et le patriarcat.
L'antisémitisme va toujours de pair avec une idéologie nationaliste et un culte de la pratique violente, patriarcale.

17:38 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, identité, communisme, droite, gauche




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