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31.03.2008
théorie 4
Le socialisme et la droite.
Il n'y a que deux façon d'organiser l'économie selon les conditions actuelles : de manière capitaliste, c'est-à-dire en rénumérant en priorité le capital, ou de manière socialiste, c'est-à-dire en rénumérant en priorité le travail. Les mouvements dit "de droite" soutiennent tous, d'une manière ou d'une autre, le capitalisme.
Le capitalisme s'exprime de manière politique dans le libéralisme, qui est son idéologie la plus naturelle, mais pas la seule. Le libéralisme pense le système économique de façon pessimiste : l'homme ne peut le réguler, il doit laisser la "loi du marché" opérer, seule elle parvient à un équilibre le plus optimal de façon mécanique, ce que les classiques appellaient "la main invisible". Opaque sans doute, mais certainement pas invisible. Cette pensée légitime en fait la tyrannie la plus brutale des capitalistes qu'il faut "laissez faire" pour développer au mieux le système économique.
Le socialisme pose le problème différement : l'homme est au coeur du système productif et il peut le piloter collectivement de façon consciente. Cette théorie matérialiste a réussit à séduire les métaphysiciens anarchistes ou fascistes, qui sont souvent sur le plan de la pensée très proche comme on l'a déjà vu. Pourquoi ?
Car l'idée que l'Homme peut de façon volontaire faire plier les lois de l'économie à sa volonté plaît aux élitistes qui voient de façon biaisée le socialisme comme une expression de l'héroïsme. Ce socialisme inégalitaire, qui ne doit profiter qu'aux meilleurs, ne conteste pas la hiérarchie bourgeoise, il veut juste en changer les normes. Il ne s'agit pas de collectiviser les outils de production, donc de remettre en cause la propriété privée des fruits du travail, mais de tempérer celle-ci par des appropiations nationales (la Nation étant pensé comme l'expression communautaire du "Peuple" dans une définition toute métaphysique) ou en développant la petite propriété des classes moyennes par la promotion d'un système corporatiste.
Ce "socialisme" rejette donc la lutte des classes, il cherche plutôt à les unir dans une transcendance commune : l'Etat, ou la Communauté, selon les différentes chapelles. Autant dire qu'il ne set à rien, sinon à détourner les masses de leur objectif révolutionnaire en laissant au capitalisme une porte de sortie.
Ce socialisme de droite est donc incapacitant et tout le discours socialisant adopté par une part de l'extrême droite fascite "rouge brune" ne sert qu'à masquer leur idéologie réactionnaire, basée sur le nationalisme, la promotion des valeurs patriarcales (ce qu'ils appellent improprement la "famille") et la xénophobie, les masses immigrées étant vues comme allogènes, quand bien même le discours se pare des subtilités "ethno différencialistes".
13:49 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.03.2008
Dans la rue !
Mobilisation pour le 1er Mai !
Participez aux journées de débats anticapitalistes pour préparer un 1er mai de combat
Face aux forces du capitalisme : unité et front !

08:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
27.03.2008
Sur le front du Travail
Renforçons la contradiction sur le front du Travail !
Formation Syndicale organisée par Solidaires :
Lutte des classes et syndicalisme révolutionnaire
Formation et rencontre interprofessionnelle les 15, 16 et 17 mai :
venez nombreux pour construire une alternative anticapitaliste !
17:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.03.2008
Théorie 5
Que veulent les communistes ?
Sans entrer dans le détail de l'idéologie communiste définie par le marxisme, les communistes veulent, en un mot, bâtir la démocratie. Le système capitaliste ne peut développer une réelle démocratie car l'économie est concentrée dans les mains d'un petit nombre de propriétaire bourgeois qui tirent de la plus value du travail des salariés, en particulier du prolétariat, l'essentiel des profits. pour les communistes, tout découle de cette spoliation économique.
Pour rendre possible cette appropriation, la bourgeoisie ne peut créer un système politique dans lequel les masses auraient réellement le pouvoir, car si elles l'avaient, en ayant conscience de la spoliation capitaliste, la première chose qu'elles feraient serait de remettre en cause la nature privée de la propriété des fruits du travail. Elle doit cependant trouver un système qui permette d'intégrer les masses à la vie sociale et politique, tout en préservant son pouvoir. AU 19ème siècle, Marx et bon nombre de communistes pensaient que d'un point de vue idéologique le combat de la bourgeoisie s'exprimait dans le "libéralisme" alors que celui des masses s'exprimait dans la démocratie, de mainière dialectique, ils pensaient que ces deux systèmes de pensées s'excluaient et que la démocratie finirait par l'emporter sur le libéralisme.
Mais Marx c'est trompé : la bourgeoisie ne s'est pas attaqué au prolétariat, elle l'a combattu par "l'intégration" : en développant son patriotisme d'une part et en s'alliant aux classes moyennes et au petit patronat pour créer une "démocratie libérale". Cette alliance avec les classes moyennes s'est aussi traduite par l'émergence de la société de consommation, la bourgeoisie tirant ainsi de nouveaux profit de son alliance avec ces classes menacées. "démocratie libérale" et "société de consommation" étaient deux évolutions que Marx n'a pas vu venir. Elles n'étaient pas fatales et elles ne remettent pas en cause la théorie de Marx, car de manière justement dialectique, cette alliance bourgeoisie/classes moyennes a fait changer le capitalisme d'échelle et ne peut de facto pas durer.
17:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
09.03.2008
Théorie 2
Théorie 2
2. L'extrême-droite :
Ce terme générique couvre des attitudes et des idéologies qui sont parfois en apparente contradiction : comme par exemple le catholicisme intégrisme et le néo-nazisme racial et païen ou les nationalistes maurrasiens et les "identitaires" régionalistes. Les contradictions qui les divisent, parfois violemment, ne parviennent pas cependant à masquer un fond idéologique commun, que nombre de chercheurs ont déjà bien identifié (il suffit de se référer par exemple aux travaux de Pierre Milza par exemple). Il s'agit notamment :
- d'une vénération de la Tradition : le caractère artificiel de cette notion fait que les différents groupuscules d'extrême-droite ne s'accordent pas sur une définition commune de celle-ci.
- une recherche de l'autorité et une méfiance envers la démocratie, allant du rejet à des formes plus subtiles de "démocratie organique" ou "aristocratique"
- et par dessus tout, une conviction profonde en la nature inégalitaire des hommes et des sociétés humaines.
On aurait tort de résumer l'extrême droite au racisme suprématiste : ses principaux pôles "scientifiques" (tel le GRECE) ont depuis longtemps maintenant élaboré un rejet du suprématisme au profit d'un racialisme culturel, inspiré des écrits d'Evola, qui prône un apartheid exclusif et mondial en lieu et place du capitalisme consumériste mondialisé en qui ils voient le principal ennemi. Un changement du discours, plus que des idées, qui rapproche l'extrême droite de la pensée civilisationnelle et communautariste de Huntington. Les déclinaisons de ce nouveau look droitiste ne doit pas leurrer : peu de choses ont changé au fond à droite, et sur le terrain, les militants d'extrême droite s'attaquent plus à la présence musulmane qu'au "capitalisme mondial".
La difficulté qu'a l'extrême droite à proposer un paradigme convaincant qui ne finisse pas comme toujours dans les clichés les plus vulgaires de la xénophobie tient à sa carence idéologique consubstantielle. il n'existe aujourd'hui que trois façons de considérer la politique :
- de façon matérielle et compétitive : c'est la vision dite libérale, individualiste, "bourgeoise" en un mot.
- de façon matérielle et sociale : c'est la vision socialiste et collectiviste, "prolétaire" en un mot.
- ou alors en refusant cette dialectique au nom de la recherche supérieure d'un idéal spirituel absolu et métaphysique : c'est la vision exclusive, communautariste, aristocratique en un mot.
Bien sûr, les frontières sont parfois poreuses entre ces visions, car les analyses subissent toujours des biais subjectifs. La vision aristocratique ne correspondant à rien devrait s'évanouir, mais elle bénéficie souvent du manque de profondeur spirituelle que, par maladresse, ne mette pas en avant les visions matérialistes, ou alors par manque d'éducation émancipatrice.
Surtout en fait, elle laisse une "troisième voie" à ce qu'on appelle "classes moyennes", qui redoutant la crise du capitalisme, s'y réfugient pour tenter de sauver leurs maigres propriétés de la décadence annoncée. Ce qui permet d'entretenir l'illusion d'un phénomène de masse de ces voies "terceristes".
Même si elle se place sur un champ "au delà" du matérielle, ces idéologies sont sommés de se positionner par rapport à ces questions, dont la crise expliquent leur développement par ailleurs. Rameutant les "classes moyennes" apeurées, elles se montrent souvent radicales dans leur critique (qui reste cependant plus métaphysique que révolutionnaire) du capitalisme. Elle se montre aussi souvent attiré par les théories et la radicalité socialiste. Mais elles sont incapables de proposer une alternative au capitalisme, ce sujet ne les préoccupant d'ailleurs que peu, elles se situent de manière préférencielle sur le terrain culturel, champ dans lequel elles espèrent forger un "homme nouveau", ou en tout cas une "élite nouvelle", enchaînée dans la parodie d'une Tradition détruite par l'oeuvre de la modernité bourgeoise.
Le champ du réel, elles le désertent et le déserteront toujours, l'abandonnant, pour pourri et ininterressant, à ces capitalistes, dont ils deviennent ainsi et en fin de compte les protecteurs contre la seule alternative révolutionnaire qui s'attaque au capitalisme et à sa culture : le communisme.
Parcourez les idées de cette ultra droite, les attaques contre le capitalisme sont pour l'essentiel d'ordre culturel, et jamais d'ordre substantiel. La médiocrité chez les "Meilleurs"...
20:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, élections, identité, gauche, politique




