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18.04.2007

Yom Ashoah

Ce dimanche 15 avril s'est tenu à Strasbourg sur la place Broglie la cérémonie de commémoration des victimes de la politique d'extermination nazie et de ses complices et collaborateurs européens que l'on qualifie sous le terme de "Shoah".

Cette initiative revient à l'Union Juive Libérale de Strasbourg, qui a tenu à inviter des représentants d'associations tziganes, gays et lesbiens et d'usagers de la santé mentale. Des représentants d'associations arméniennes et rwandaises étaient aussi conviés. Tous les intervenants ont tenus a souligné dans leurs discours le danger du renfermement communautariste, meilleur véhicule de toutes formes de stigmatisations, et la nécessité d'établir cette somme de crimes comme des crimes contre l'Humanité, la vision communautariste étant celle des bourreaux.

Il a aussi était rappellé qu'à l'heure de l'entrée dans l'Union Européenne d'un certain nombre de pays d'Europe de l'Est, toute la lumière n'a pas été faite et assumée par ces Etats sur l'attitude de leurs gouvernements respectifs durant la Seconde Guerre mondiale. Si partout en Europe les crimes nazis sont connus, enseignés et dénoncés par les Etats, la politique de collaboration, notamment à l'extermination des populations de confession juive ou de culture tzigane, n'est toujours pas reconnue par des Etats comme la Roumanie, l'Estonie ou la Bulgarie. Cette mémoire sélective qui voudrait n'accuser que les nazis allemands, dédouanant ainsi les nationaux de ces divers Etats, ne peut être tolérée et doit être tenue comme une politique de négationnisme.

Notons aussi la perpétuation de politiques discriminatoires et stigmatisantes à l'égard des populations de culture tzigane par des Etats comme la France où un "carnet de voyage" est obligoire à remplir tous les 3 mois. Plus généralement, malgré les réels progrès des législations anti discriminatoires dans les Etats de l'UE, il faut noter un maintien des stigmatisation antisémites, homophobes et antitziganes dans un certains nombres de couches de la population de ces Etats.

Souhaitons en tout cas de que tel rassemblements civiques dédiés à lutte contre les idéologies d'exclusion par le maintien du souvenir de leurs crimes, permette de rassembler le plus possible de citoyens autour de nos valeurs nationales et démocratiques.